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Drouot Richelieu
SVV Millon & Associés
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Le 7 avril prochain à Drouot Richelieu, la maison de vente Millon organisera la vente d’une partie de la collection du château de la Verdière au profit de la poursuite de sa restauration. Edifiée par la Famille royale des Castellane en 980, la forteresse de la Verdière commandait la route menant d’Arles à Castellane, dominant toute la région allant du Mont Ventoux et du Lubéron jusqu’aux Montagnes de la Sainte-Baume et de la Sainte Victoire. Au XVIIème, par le mariage d’Aymare de Castellane avec Vincent-Anne de Forbin, le château entre dans cette illustre famille à qui l’on doit, au XVème siècle, le rattachement de la Provence à la France. Sa configuration actuelle est due à Louis-Roch de Forbin d’Oppède qui s’y retira en 1756 et en fit l’une des plus somptueuses demeures de Provence dont les décors intérieurs de gypseries sont d’une finesse et d’une richesse inouïes. Voici une histoire exemplaire de sauvegarde du patrimoine, celle de la restauration du Château de la Verdière, le plus grand château privé de Provence. Avec ses 365 portes et fenêtres, ses bâtiments de 5000m2, cet ensemble (édifice et parc) classé Monument Historique en totalité, était promis à la ruine, après onze siècles d’histoire, s’il n’avait été sauvé en 2003 par son actuel propriétaire. Frédéric Champavère, qui avait déjà mené avec succès la restauration d’un château médiéval en Forez, met la même énergie à la restauration du patrimoine que celle qu’il a déployée pour mener une carrière professionnelle internationale. En sept années de travaux gigantesques, réalisés en collaboration étroite avec les Monuments Historiques, il a réussi à mettre hors d’eau et hors d’air l’édifice, et à restaurer en partie ses magnifiques décors de gypseries, classés parmi les plus beaux de Provence. La démarche sincère d’un mécène du XXIème siècle Afin de terminer la restauration du château et en particulier les aménagements intérieurs, le propriétaire a décidé de mettre en vente une partie de sa collection de meubles et objets d’art, provenant tant de successions familiales que d’acquisitions originales illustrant son goût d’esthète sûr et éclectique. Poursuivant avec sincérité son dessein de rendre toute l’âme à ce monument et afin de tenir les échéances pour y accueillir prochainement des expositions et manifestations culturelles, il se sépare de certaines pièces uniques de sa collection personnelle au profit de sa passion de sauvegarde du patrimoine. La vente s’articulera autour de quatre thématiques : le mobilier XVIIIème, les tapisseries, la Haute Epoque, les costumes et textiles anciens. Dans chaque catégorie les experts ont sélectionné des pièces hors du commun mais les amateurs pourront également acquérir des meubles et objets d’art typiques des fonds de château. Ainsi en haute époque, on a retenu un Christ en croix datant de la fin du XIIème siècle (haut. 1,50 m- Région Mosane-estimation 80.000/120.000€). Le chapitre du mobilier est magnifiquement illustré par une commode datant de la fin du XVIIIème qui présente la rareté d’être en placage d’albâtre (estimation 80.000/120.000€). Il ne reste aujourd’hui que très peu d’exemples de cet art du travail de l’albâtre parce qu’il était essentiellement destiné aux princes et aux papes qui s’en octroyaient le monopole en créant des manufactures. Cette commode s'inscrit dans la spécialité italienne du travail des marbres et des pierres dures. On connait peu d’exemplaires comparables datant de cette période : une commode scriban formant cabinet en placage d’albâtre, une encoignure vers 1770, une table en placage de marbre avec un riche décor de bronze doré et daté vers 1770-85, conservée au Victoria and Albert Museum à Londres, une table en placage de marbre «d’ Aquitaine » vers 1780 , Collection Rothschild, ainsi qu’une table en placage de marbre vert conservée au Palais de Compiègne. Cet engouement atteindra un paroxysme avec le mobilier en placage de malachite présenté à la reine Isabelle II d’Espagne par le Tsar Alexandre II et conservé à La Casita del Labrador à Aranjuez. Une exceptionnelle série de 8 tapisseries tissée à Aubusson à la fin du XVIIème siècle, retrace l’histoire de Diane qui fait partie des légendes de l’ancienne Grèce : l’accouchement de Latone, Les paysans de Lycie changés en grenouilles, le blasphème de Niobé, l’assemblée des Dieux, Diane et Apollon tuant les enfants de Niobé, Diane entre Otus et Ephialtès, la mort d’Orion et Diane chasseresse (estimation 150.000/180.000€ l'ensemble). Un bel ensemble Haute Epoque et XVIIème s. Guidé par sa passion du patrimoine et de l’authenticité, Frédéric Champavere a étoffé sa collection familiale, au cours des vingt dernières années, de mobilier et objets d'art Haute Epoque (Moyen-Age, Renaissance) et Grand Siècle. Il se sépare de certains éléments typiques et uniques afin de poursuivre la restauration du château de La Verdière. Exposition Publique Le mardi 6 avril de 11h à 18h et le mercredi 7 avril de 11h à 12h Vente Le mercredi 7 avril 2010 à 14h SVV Millon & Associés 19, rue de la Grange-Batelière 75009 Paris Tel : 01 48 00 99 44 Experts : Mobilier, objets d’art : Roland de L’Espée et Marie de la Chevardière Haute Epoque : Michel Rullier et Marc Lagrand Textiles et tissus anciens : Leila Lebeurier et Xavier Petitcol Tapisseries : Pierre Chevalier |


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