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COLLECTIONNER L'ART NUMERIQUE, ART DE L'IMMATERIEL

© Maurice Benayoun, Still moving, Etude N°7 , Collection du Fonds National d’Art Contemporain

Drouot MontaigneLe vendredi 12 février 2010
Drouot Formation
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Art conceptuel, Land Art, performances, créations éphémères, art numérique : nombreux sont les mouvements artistiques du  XXe siècle qui posent la question de la matérialité de l’art. Comment appréhender des œuvres dont l’essence même, questionnant la notion d’existence, se situe plus au niveau du signifiant symbolique, de l’indice, que de l’objet ? À travers ce colloque, nous souhaitons évoquer les spécificités des œuvres, processus et témoignages qui nourrissent et influencent la collection d’un art « immatériel » en précisant les contours de son dernier avatar : l’art numérique.

 Dans un premier temps se pose la question de la présentation et ce de manière fort différente que l’on soit un amateur privé ou une institution muséale : en effet, quoi de commun entre le projet d’un centre d’art qui renouvelle régulièrement son « accrochage » en donnant parfois carte blanche à des dispositifs spécifiquement conçus pour le lieu avec la démarche du collectionneur privé qui achète une œuvre (ou une installation, ou encore le témoignage d’une performance) dans un esprit plus intimiste ? Et pourtant, on sera étonné d’apprendre que nombreux sont ceux qui se lancent régulièrement dans de telles aventures, renouvelant par là même la pratique de la commande privée souvent laissée pour compte au XXe siècle.

Dans la logique de nos réflexions autour du marché de l’art, nous nous interrogerons également sur la manière dont ces créations se collectionnent.  L’art immatériel change la donne par rapport aux habitudes issues du marché de l’art « classique » et du commerce des tableaux ; mais encore c’est le mode même d’acquisition, la notion de possession, d’original et bien entendu de pérennisation de l’œuvre qui est posé.

 Conceptuels, immatériels, éphémères, on notera combien ces différents courants de l’art contemporain sont susceptibles d’influencer les mécanismes du marché de l’art ; à l’inverse il sera passionnant de constater combien nombreuses sont les pièces qui  intègrent dans leur mode même de création la question de la commercialisation. Toutes ces interrogations, au cœur de notre réflexion (formulées dès les années 1970 et renouvelées à travers l’émergence massive de l’art vidéo) nous les retrouvons aujourd’hui avec l’art dit « numérique ».

Et d’ailleurs, avant de collectionner ces nouvelles formes d’œuvres, ne convient-il pas de s’interroger sur leur champ de délimitation et la pertinence d’un tel assemblage hétéroclite ? Aujourd’hui, tout est numérique puisque les œuvres transitent pour la plupart à travers le canal informatique. Dans quelle mesure existe-t-il  véritablement une spécificité de la création rendue possible par les nouvelles technologies ?

L’esquisse de ces nouveaux territoires de la création permettra d’évoquer, à travers de nombreuses expériences d’artistes ou de professionnels les nouveaux comportements des collectionneurs.

 

Programme détaillé de la journée du 12 Février 2010.

Colloque animé par Françoise-Claire Prodhon, Critique d’art et enseignante à Drouot Formation.

10h : Introduction du colloque : Pierre Cornette de Saint Cyr, commissaire-priseur, président du Palais de Tokyo

10h30 : Collectionner l’art conceptuel,

-         Entretien avec Ghislain Mollet-Viéville, collectionneur

11h30 : Comment les artistes utilisent les nouveaux médias :

Entretien avec les créateurs : 

-         Maurice Benayoun

-         Miguel Chevalier

-         Kolkoz

14h : Les Arts Numériques :

-         Entretien avec Maurice Benayoun, auteur de nombreux articles sur la question, animateur du Citu, (Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire)

15h30 : Table ronde : Performances, vidéo, oeuvres multimédias, arts numériques, leur utilisation et leur gestion dans les collections publiques et privées

 

-         Sthéphanie Fraysee-Ripert,  Directrice du Cube, centre de création numérique

-         Niklas Crousel, Galerie Chantal Crousel

-         Guy Boyer, Directeur de la rédaction de Connaissance des Arts (sous réserve).

-         Bernard Blistène, Directeur du Développement du Département culturel du Centre Pompidou

-         Isabelle et Jean-Conrad Lemaître collectionneurs d’art vidéo

-         Stéphane Maguet, Directeur de la Galerie Numeris Causa spécialisée en art numérique

-         Pascale Pronnier, responsable des expositions au Studio du Fresnoy

 

17h30 : Clôture du colloque par Marc-Olivier Wahler, Directeur du Palais de Tokyo (sous réserve).

 

 

ENTREE LIBRE

Le nombre de places étant limité nous vous prions bien vouloir vous inscrire par mail à l’adresse suivante : drouot-formation@drouot.fr

 

 

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